4 types de larmes observées au microscope

La photographe américaine Rose-Lynn Fisher a étudié au microscope ses larmes de joie, de tristesse, de deuil, ou encore de rire. Elle a découvert qu’elles ont chacune une topologie différente, et a réuni les différentes photos dans un livre.Tristesse, déception, joie, compassion…elles peuvent être provoquées par un très large panel d’émotions. Et si elles semblent toutes identiques, formées des mêmes composants (chlorure de sodium, enzymes, ou encore lipides), la photographe américaine Rose-Lynn Fisher les a examinées au microscope et a démontré que leur topographie diffère en réalité selon la raison qui les a fait couler.

Elle a étudié 100 larmes différentes et a trouvé que les larmes basales (celles que notre corps produit pour lubrifier nos yeux) étaient radicalement différentes de celles qui surviennent quand on épluche des oignons. Celles issues des éclats de rire ne sont même pas proches de celles de douleur. Comme une goutte d’eau d’océan chaque petite larme transporte un microcosme de l’expérience humaine. Son ouvrage est sorti en 2010 et s’appelle The Topography of Tears. (La topographie des larmes)

« J’ai commencé ce projet il y a quelques années, lors d’une période de changements personnels durant laquelle j’ai beaucoup pleuré. Un jour, je me suis demandée si mes larmes de deuil ressemblaient ou non à mes larmes de joie, et je me suis mise à les étudier de près. Aujourd’hui, cette série comprend un large éventail de larmes : de l’euphorie, à celles qui coulent en épluchant des oignons, celles de tristesse, de frustration, de rejet… toutes ayant leur petite histoire« , a expliqué Rose-Lynn Fisher sur son site internet.Ainsi, les larmes de rire ont l’air de taches dynamiques, ou encore celles coulées après avoir épluché un oignon s’apparentent à de la dentelle : chaque typographie reflète un schéma différent, propre à l’émotion ressentie. Surprenant !

L’analyse des larmes au microscope :