Un million de dollars à gagner avec le prix «meilleure prof au monde»

Hanan al-Hroub, une instit palestinienne, avait remporté le concours l’an dernier
Hanan al-Hroub, une instit palestinienne, avait remporté le concours l’an dernier

Encore peu connu, le prix du meilleur enseignant du monde est l’oeuvre de la Fondation Varkey, du nom de Sunny Varkey, un entrepreneur indien basé à Dubaï, à la tête de l’un des plus importants réseaux d’écoles privées du monde. Depuis trois ans, sa fondation organise le Global Teacher Prize, avec pour objectif de «révéler des milliers d’histoires de héros qui ont transformé la vie de jeunes gens».

L’idée est de créer et mettre en scène des enseignants stars, capables de susciter des vocations, propager des bonnes pratiques pédagogiques et, au final, contribuer à augmenter le niveau général d’éducation à travers le monde.

Lien pour participer : http://www.globalteacherprize.org/

20 000 participants

Cette année, 20 000 enseignants de 179 pays ont déposé une candidature sous la forme d’un dossier résumant leur carrière, leurs réussites et leurs méthodes. La fondation vient d’en retenir 50. Parmi eux, 10 vont gagner leur billet pour un forum mondial sur l’éducation organisé à Dubaï le 19 mars. C’est là que sera sacré le gagnant, par un jury composé d’enseignants éminents et de personnalités, comme l’actrice indienne Freida Pinto.

L’innovation et les résultats à la loupe

Le prix reviendra au professeur qui aura, plus que tous les autres, «atteint des résultats éducatifs concrets dans sa classe », avec des pratiques « novatrices et efficaces, qui sont reproductibles et adaptables ailleurs», explique-t-on à la Fondation Varkey.

A gagner, un prix de 1 M$ (956 480 €), avec des versements échelonnés sur dix ans. Mais il n’est pas question pour l’heureux élu de partir en éternelles vacances : il doit en effet s’engager à enseigner pendant encore cinq ans au minimum, participer à des conférences et à des colloques et enfin représenter la Fondation Varkey en tant qu’ambassadeur.

 

Deux femmes déjà primées

La gagnante de la dernière édition est une institutrice palestinienne, Hanan al-Hroub, primée pour avoir développé une méthode d’enseignement adaptée à des élèves exposés et souvent traumatisés par la violence de leur région en guerre. L’année précédente, une autre femme avait été décorée : l’Américaine Nancie Atwell, qui a mis au point des ateliers de lecture et écriture aux résultats étonnants, pour donner aux enfants et aux ados le goût des livres. L’ouvrage qui résume sa méthode s’est vendu à un demi-million d’exemplaires à travers le monde.

Source : http://www.leparisien.fr